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LE MOT DE LA COMMISSAIRE FNCF 2012
mot de la commissaire du festival mme hamida agsous

Madame Hamida Agsous Commissaire de festival national de la création féminine en algerie
UNE BELLE AVENTURE
Tout projet culturel est une aventure. Organiser un festival national annuel confirme cette affirmation. Une aventure dans le sens où, à peine une édition achevée, il faut en établir le bilan et, aussitôt après, se demander ce que sera la prochaine.

Quel thème présenter ? Quelle discipline retenir ? Ces questions ne peuvent se résoudre sans en poser de nouvelles. Car, aussitôt envisagé un axe, il faut encore savoir ce que, concrètement, il peut recouvrir dans la réalité. D’où cette nouvelle question : avons-nous, dans le pays, suffisamment de créatrices dans ce domaine ? Produisent-elles assez d’œuvres pour donner lieu à une collection digne d’une exposition ?

Pour venir à bout de ces interrogations, sur laquelle se greffent des aspects indispensables de faisabilité et d’organisation, il n’existe qu’une seule voie possible, celle de la recherche. Il faut donc compulser les archives de presse ou les sites Internet qui auraient présenté des femmes artistes ou artisanes ; contacter les institutions culturelles, chambres d’artisanat local, associations ; se renseigner auprès des hommes et femmes de culture, des organisateurs de salons régionaux, et, enfin, aller à la rencontre des intéressées, visiter leurs ateliers, et tout cela, si possible, sur l’ensemble du territoire national.

C’est donc bien une aventure, éprouvante parfois, mais toujours passionnante. C’est bien ainsi que la petite équipe qui compose le commissariat du Festival considère sa mission.

Depuis trois ans désormais, cet esprit ne nous a pas quitté, de même que la démarche qui consiste à aller au devant des créatrices, à discuter avec elles, à voir et revoir leur travail et à écouter l’histoire de leur vocation, de leur apprentissage, de leur évolution... Au-delà de ces informations, nécessaires à l’élaboration d’une biographie, c’est aussi le récit d’existences qui se présente à nous. Elles nous racontent leurs passions, leurs peines et leurs espoirs. Et, toujours, quel que soient leur discipline, leur âge ou leur statut familial, trois choses réunissent leurs parcours très divers.

La première est que chez ces femmes, le travail de création est indissociable de leur quotidienneté. La plupart d’entre elles travaillent à domicile, assumant sur le lieu-même de leur expression, leurs responsabilités de filles, d’épouses ou de mères. Et, si l’on constate avec satisfaction qu’elles commencent à se professionnaliser, utilisant à bon escient les aides publiques à l’emploi des jeunes ou à l’artisanat, pour s’établir en atelier, même dans ce cas, elles doivent composer, plus que les hommes, avec leurs obligations personnelles.

La deuxième est qu’elle font montre d’une bravoure et d’une opiniâtreté souvent admirables pour préserver et développer leur activité, que celle-ci relève de la poursuite d’un savoir-faire traditionnel ancien, de la création artistique pure ou de l’entre-deux, à savoir des créations libres adaptées du patrimoine artisanal algérien dans ses différentes sources et expressions. Ce sont des « battantes » comme l’on dit aujourd’hui, des fahlate dans notre langage.

La troisième enfin est que, quels que soient la région, la ville ou le village où elles vivent et produisent, elles se ressemblent de manière très proche. Seuls leurs travaux diffèrent selon les patrimoines régionaux en termes de styles et de matériaux. Mais, dans leur manière de travailler et de vivre leur créativité, elles paraissent comme des sœurs, donnant à l’algérianité une illustration supplémentaire, d’ailleurs vécue chez elles par une conscience de l’importance de leur travail qu’elles associent au patrimoine national.

Pour la préparation de cette troisième édition, nous avons encore vérifié ces trois aspects à travers des personnalités attachantes et émouvantes de foi et d’enthousiasme.

Le thème de cette présente édition «Les atours de toujours», se présente comme un thème transversal dans la mesure où il englobe plusieurs disciplines et domaines. En effet, derrière ce slogan, nous avons voulu réunir toutes les créations qui accompagnent le costume féminin, ce que certains nomment les «accessoires de la beauté», définition sans doute pratique mais quelque peu réductrice. Qu’on en juge. Ces atours regroupent des activités créatrices très diverses tels que la bijouterie dans toute l’étendue de ses matériaux, traditions et styles ; le travail de la couture et de la broderie pour la fabrication de châles, étoles, b’nika , « abrouk »(coiffes traditionnelles de sortie de bain) etc. ; la maroquinerie et l’art de la chaussure …

Tous ces ornements et objets sont liés à des artisanats anciens qui constituent des pans de notre patrimoine. Ils recouvrent aussi, par leurs usages, des traditions de notre société qui continuent à être honorées de nos jours dans des circonstances précises de l’existence. A travers eux, il s’agit donc aussi de mettre en scène, indirectement, une mémoire collective précieuse.


Madame Hamida Agsous
Commissaire du Festival
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